Les 4 premières mesures de la 5ème symphonie de Beethoven ?
Oui, mais aussi l'acronyme de notre dernier projet, baptisé POM d'Eau.
Pour POissons et Macrustacés d'eaux douce, de Guadeloupe et de Martinique. Un peu tiré par les antennes, j'en conviens.
Grâce au savoir immense de Marion Labeille (une sorte de Manman dlo, connaissant sur le bout des nageoires et des pinces tous les petits habitants des cours d'eau), et au talent incroyable de Maël Dewynter, deux guides vous ont été concoctés, qui vous permettront de découvrir et identifier jusqu'à 37 espèces en Martinique ! (seulement 35 pour la Guadeloupe, l'incident diplomatique est de taille).
Comme lors de la cérémonie des Césars, nous vous dirons bien sûr que cela n'aurait pas été possible sans l'appui de nos financeurs (les DEAL Guadeloupe et Martinique), et des experts qui ont relu dans le détail le contenu scientifique.
Merci à tous !
Ajoutons que je projet a été l'occasion d'organiser deux sorties en rivière avec des AEVistes de tous âges, pour découvrir cette faune méconnue, et tester si le guide permettait son identification.
Je vous conte ici l'histoire, digne de foi, que m'a confiée une personne d'AEVA (qui connaît mon langage de Toto-Bois).
Longtemps je me suis couchée de bonheur.
L'autre jour, c'était la nuit.
Je m'étais endormie comme d'habitude, telle une masse, marmotte, bébé.
Peu de temps après cette chute dans les abîmes de l'inconscient, je fus réveillée par une source lumineuse (et non de jouvence, mais ceci est une autre histoire).
Réaction immédiate de ma part : je flippe grave. En effet, je vois très nettement un faisceau lumineux se balader sur le mur de ma chambre. Certainement un assassin en puissance, c'est bien connu qu'ils entrent dans les chambres des gens qui vivent près des bois pour les trucider. Et bien sûr, l'assassin, malgré la luminosité ambiante délivrée par la lune (et aussi par ces foutus lampadaires de jardin), a besoin d'une lampe de poche pour examiner les lieux.
Ma raison tord assez rapidement le cou à mon émotion, et je réalise avec une grande joie que l'assassin est en fait une luciole. Autrement appelée bèt a fé, klen-den-den ou encore ti bèt a limiyè.
Elle vole en décrivant des sortes de 8, prend des pauses (et des poses), recommence, s'éteint, s'allume. Je suis au spectacle, qui dure une partie de la nuit.
Revenue à moi après ce feu d'artifice du 14 juillet, je rationalise l'affaire, et je peux vous apporter un peu plus de précisions, poétiques tout autant que techniques.
Il y a deux sortes de bèt a limyè en Guadeloupe :
i) les tac-tac, qui sont de la famille des taupins. Leur lumière est émise au niveau des "épaules". Tac-tac parce que lorsqu'ils se retrouvent sur le dos, ils ont un système ingénieux : une pièce dure de leur cuticule appuie fort sur leur abdomen (en faisant tac), ce qui par réaction les fait bondir en l'air (en faisant à nouveau tac). Une fois sur deux, ils se retrouvent sur la bonne face (pas comme les tartines) et le tour est joué. D'après la collection entomologique de l'INRAE, deux espèces de tac-tac sont connues en Guadeloupe : Pyrophorus phosphorescens et Lygelater ignitus. Ce n'était pas un tac-tac qui était dans ma chambre.
ii) les bèt a fé, de la famille des lampyres. Leur feu de position se trouve au niveau de l'abdomen. Au moins trois espèces en Guadeloupe : Aspisoma sexpunctatum, Aspisoma ignitum et Photinus discoideus. Ma luciole était de celles-là.
Laquelle des trois est venue peupler mon imaginaire ? Ce mystère demeurera.
Surtout la nuit quand on allume la lampe mercure haute pression de 250 Watts, dans les bois. Et que se passe-t-il alors au niveau du drap blanc astucieusement tendu grâce aux arceaux de la fameuse tente (qui s'ouvre très facilement, mais provoque de petites crise de nerfs lors des tentatives de repli) ?
Que se passe-t-il disais-je ?
Hé bien une foultitude parfois abracadabrantesque de papillons et autres sales bêtes viennent doucement se poser sur le drap, sous l'oeil esbaudi des Homo sapiens intéressés par ces animaux (on les appelle entomologistes en patois humain).
Je vous la fais courte, c'est que mes jeunes sont sortis de l'œuf y'a pas longtemps, et je passe une bonne partie de mes journées à les nourrir. Je ne vous raconte pas la charge mentale que nous subissons nous les Toto-Bois.
Le Piton de Sainte-Rose, site de piégeage historique des années 1980
Or donc, ces doux cinglés d'AEVA on travaillé dur pour savoir quelles espèces de papillons nocturnes habitaient en Guadeloupe (y compris à Marie-Galante). Ils ont aussi regardé d'autres insectes que les papillons, ne croyez pas qu'ils soient monomaniques.
Vingt-huit ! C'est le nombre de sites sur lesquels ils ont passé une folle nuit de piégeage lumineux.
Le général Toni et ses lieutenants Laurent et Sarah ont quadrillé le territoire !
Les autres chiffres sont sidérants, j'hésite à les divulguer :
395 taxons identifiés, dont 201 Lépidoptères, 105 Coléoptères, 38 Hémiptères, et 51 divers gauche (Blattes, Hyménoptères, Mantes, Neuroptères, Odonates, Orthoptères et Phasmes).
Ça fait rêver, nous eussions pu nourrir toutes les couvées du quartier avec cette manne.
Ce projet mené de 2021 à 2023 s'appelait LUMIKERA.
[Note du Toto-Bois : un nouvel oiseau a rejoint le rang des écrivains du blog : Jérôme Oster, alias Le Phaéton. Il s'exprime ici à la première personne. Je suis un peux jaloux mais il faut bien laisser leur chance aux jeunes].
En cette belle journée de la fin mars, j’ai été témoin d’un curieux rassemblement autour d’une mare du Gosier : près d’une trentaine d’humains se sont agités avec filets, appareils photos, certains pataugeant les pieds caoutchoutés dans l’eau…
Ils s’étaient donné rendez-vous pour traquer des Odonates (Zygoptères et autres Anisoptères), demoiselles et libellules, que par ailleurs je ne dédaigne pas becqueter si l’occasion se présente.
J’ai entendu le meneur de la troupe, Barth, s’époumoner Oh ! Une Brachymesia ! Une Ischnura ! Oh ! La Tramea binotata ! Créant des attroupements de curieux et des rafales de déclics.
Tout autour de la mare, les belles colorées virevoltaient, se pourchassaient et se chatouillaient les abdomens sans trop prêter attention aux drôles de curieux.
Au moins 38 espèces d’Odonates peuplent les zones humides de Guadeloupe ; 9 peut-être 10 d’entre elles ont fasciné les photographes et petites têtes blondes (et plus grandes têtes grisonnantes)
Brachymesia herbidaBrachymesia furcata
Ischnura ramburiiIschnura ramburii (morphe rouge)
Tramea binotata - Jérôme OSTER
Au fond de la mare devenue un peu trouble sous les pas maladroits des chasseurs bottés, les larves masquées et prédatrices cotoyaient les nèpes, hydrophiles, dytiques et autres sangsues, à la recherche de proies... elles-même sous l’oeil des trachémydes.
Ranatra sp.Hydrophilus sp.
Trachémys stejnegeri
De nombreuses mues (ou exuvies) ont été retrouvées accrochées aux diverses Cyperus (végétaux de la même famille que les papyrus), témoins de la formidable métamorphose des larves, passant du milieu aquatique au milieu aérien (autrement dit, les Odonates sont hétérométaboles hémimétaboles).
Les adultes ou imagos s’accouplent, prenant une forme de coeur copulatoire aussi romantique qu’acrobatique : la femelle s’insémine avec les spermatozoides par contact avec un organe copulatoire situé sur le 2ème segment de l’abdomen du mâle.
Plusieurs femelles ont été aperçues au ras de l’eau trempant brièvement leur abdomen dans l’eau, pour déposer leurs oeufs à proximité de végétaux en décomposition. Après l’éclosion, plusieurs mois avec de nombreuses mues successives sont nécessaires avant la métamorphose finale et le décollage.
Telebasis corallina
La petite troupe s’est ensuite déplacée pour un agréable pique-nique à l’ombre ventilée, un peu perturbée par le vrombissement d’une tronçonneuse à l’attaque de ma belle forêt sèche.
Meurgey F. & Picard L., 2011. – Les Libellules des Antilles françaises. Biotope, Mèze (Collection Parthénope) ; Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, 440 p.
Grâce à l'action du collectif, la juge des référés du Tribunal administratif de Fort-de-France a suspendu l'arrêté autorisant une mission à bord du navire Ifremer L'Atalante, reconnaissant ainsi un risque inacceptable sur les Cétacés du Sanctuaire Agoa. L'affaire est décrite dans le détail dans notre article précédent. Une fois de plus, l'union - entre organisations qui se font confiance - a fait la force.
Moi le Toto des Bois, j'ai aidé les Baleines à bosse, vous vous rendez compte ?
Et les Cachalots, Baleines à bec, Globicéphales, Dauphins tachetés pantropicaux, etc... parce que figurez-vous qu'au moins 24 espèces de ces animaux incroyables fréquentent le coin ! Leur rôle dans l'écosystème marin est crucial.
S'ils se cassent la figure je ne donne pas cher de notre peau à tous.
Peut-être des dauphins sous la Lune
L'Ifremer a donc accepté d'annuler sa mission, et a produit un communiqué de presse en réponse à cela. Vous pouvez le lire en cliquant délicatement là.
C'est bien normal, l'Ifremer défend son beefsteak. Mais de façon un peu tendancieuse, c'est le moins qu'on puisse dire (je ne vais pas écrire ici qu'il y a mensonge, je n'ai pas envie de finir moi aussi au tribunal, pour diffamation) (mais je le pense).
Stylé un Pic de Guadeloupe qui prêterait serment.
En effet, l'Ifremer prétend que l'objectif de la mission était d'étudier le risque sismique. Ces écolos irresponsables (des terroristes ça commence à être bien connu) qui veulent empêcher la science de protéger les citoyens !
Mais quand on lit le document de demande d'autorisation de cette mission auprès des services de l'Etat, on n'y voit rien de tel.
Je cite les objectifs affichés (passionnants au demeurant) :
« Nous menons un projet dont les objectifs sont de mettre en évidence les couplages qui existent entre la dynamique interne de la Terre et les processus d’évolution des espèces vivantes au travers d’une approche multidisciplinaire et innovante qui associe les sciences de la Terre et les sciences de la vie. [...] De fait il est désormais montré que la plus part des espèces terrestre des Antilles ont un ancêtre en Amérique du Sud. Pourtant les mécanismes responsable de leur évolution (dispersion ou vicariance) et la chronologie précise de cette évolution reste très débattus. La campagne océanographique Garanti s’est focalisée sur le rôle de la subduction des Antilles sur le développement de terres émergées (le long de la ride d’Aves et des iles Antillaise), comme moteur de la dispersion des espèces. »
Je ne vois nulle part écrit "Risque sismique"
Groupe de dangereux écologistes pratiquant des rituels magiques pour conjurer le mauvais sort
Une autre affirmation du communiqué :
« Compte-tenu des connaissances actuelles relatives à l’audition des différentes espèces de cétacés et de l’expertise de la direction de la Flotte océanographique française en acoustique reconnue internationalement, les opérations menées dans les conditions telles que décrites ci-dessus, ne devaient pas provoquer d’atteintes physiologiques aux espèces concernées par le protocole. »
Là encore, nous les empêcheurs de tourner en rond en bateau dans la Caraïbe, ne sommes pas d'accord, et avons tous les éléments scientifiques pour l'argumenter.
Enfin, nous lisons dans le communiqué de l'Ifremer que la campagne sera reprogrammée "à partir de 2025 ou 2026".
Baleine à bosse au large de Petite Terre. Crédit photo OMMAG
Jean-Christophe Bouvier, précédent préfet de la Martinique, autorise des tests sismiques potentiellement néfastes en pleine période de mise bas des baleines. Les associations saisissent le tribunal pour faire respecter la protection des Cétacés et du milieu marin.
Le 13 janvier, le préfet de la Martinique a édicté un arrêté qui autorise une mission océanographique de l’Ifremer dans les eaux des Petites Antilles. Cette mission de recherche fondamentale doit se dérouler sur le navire L’Atalante entre le 1er mars et le 20 avril, c’est-à-dire en plein pic de migration, de reproduction et de mise bas des Baleines à bosse et des Cachalots, qui sont deux espèces considérées comme menacées par l’UICN (Union internationale de Conservation de la Nature).
Les méthodes utilisées sont reconnues pour être dangereuses pour l’ensemble des mammifères marins présents, car elles font appel à des tirs à l’aide de canons à air comprimé, et de sonars, pour sonder les sous-sols au fond de la mer.
Les puissances utilisées vont au-delà des recommandations de l’État dans ce domaine, et les associations et scientifiques experts pointent des effets très négatifs dans ces conditions : troubles de l’audition, de la communication, de l’orientation, de l’alimentation, et de la reproduction des Cétacés et des Tortues marines. Ceci peut ainsi conduire à la mort des animaux, leur échouage, altérer leur reproduction et ainsi finalement avoir un impact néfaste sur leurs populations et plus largement sur l’écosystème marin.
Des eaux qu'on aimerait voir respectées
On ne comprend pas la légèreté du préfet, qui autorise ainsi des activités mettant en danger des espèces protégées par arrêté ministériel, sans même prévoir de dérogation sur les espèces protégées, ni de consultation publique, comme l’impose pourtant la loi.
Cerise sur le gâteau, la zone française où se déroule la mission fait partie du Sanctuaire Agoa ! Qui est censé être un havre de paix pour les 24 espèces de mammifères marins qui le fréquentent. Le Sanctuaire Agoa a été créé en 2010, sous l’égide du protocole SPAW (Specially Protected Areas and Wildlife) signé dans le cadre de la convention internationale pour la protection et la mise en valeur du milieu marin de la région Caraibe (dite “convention de Carthagène”) ; il est dédié à la protection des mammifères marins, dans les eaux de Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
Cachalot au large de la Basse-Terre. Crédit photo OMMAG
Le Comité technique du Sanctuaire Agoa a rendu un avis en octobre 2024 en émettant des recommandations : éviter la période de mars-avril, et mettre en place des mesures pour éviter les tirs en présence de mammifères marins, par une surveillance visuelle et acoustique. Force est de constater que l’Ifremer n’a pas tenu compte de cet avis : il persiste à programmer la mission au pic de migration et reproduction des Baleines à bosse et Cachalots, et la surveillance proposée n’aura qu’une très faible efficacité. En effet, les cétacés sont très peu détectables visuellement en haute mer, et les sons qu’ils émettent sont épisodiques. Les tirs étant programmés de jour comme de nuit, on imagine mal qu’il n’y ait pas de dommages collatéraux.
La France se trouve donc en porte-à-faux par rapport à la convention internationale qui régit le Sanctuaire, car elle s’est engagée à interdire dans la mesure du possible toute perturbation de la faune sauvage, et à assurer la quiétude de ces animaux en particulier pendant les périodes de reproduction, ou de migration des espèces protégées ou menacées.
Nous, associations de défense de l’environnement, avons saisi le Tribunal administratif de Fort-de-France en Martinique, pour demander l’annulation en urgence de cette mission censée démarrer entre le 1er et le 14 mars 2025. Le préfet a méconnu l’obligation de demander une dérogation sur les espèces protégées et viole les termes du protocole SPAW ratifié par la France en 2002 !
Vous avez sans doute suivi les épisodes malheureux qui se sont produits depuis 2021 entre la Marina de Rivière-Sens - 3 comblements en un peu plus d'un an, et la route de Vieux-Fort - 4 éboulements majeurs, dont le dernier a failli faire passer de vie à trépas un conducteur qui passait par là. Par chance il savait nager, et a pu s'enfuir par la mer.
Suivez donc la série "Rivière (aucun) - Sens", nous arrivons bientôt à la saison 4.
Vous allez dire que je suis mauvaise langue. Mais ma langue de Toto-Bois m'est bien utile pour dénicher les anguilles sous roches (ou plutôt les vermisseaux sous écorces).
En un peu plus de trois ans donc, on a assisté à 4 épisodes pluvieux ayant donné lieu à des débordements et des comblements dramatiques. Certes il a beaucoup plu. Mais pas plus que pendant les décennies précédentes, et pendant lesquelles ces phénomènes ne se sont pas produits.
Prononçons dès maintenant le mot qui fâche : carrière.
L'exploitation de la carrière de Rivière-Sens est-elle responsable, peu ou prou, des ces débordements, qui ont causé de gros problèmes à différents niveaux ?
On peut citer la mise en danger de la vie d'autrui, la gêne aux usagers de la route, les coûts de déblaiement. Et aussi, les impacts sur l'environnement marin (déversement de matériaux dans la mer) et terrestre (écosystèmes des ravines détruits). Excusez du peu.
Les avis sont partagés.
Côté Ravine Turlet, tout le monde reconnaît que la gestion par l'exploitant est directement à l'origine des effondrements sur la RD6 à la limite entre Gourbeyre et Vieux-Fort. Je volais sur les pentes des ravines, à la recherche d'un tronc pour y établir mon nid, et j'ai bien vu ce qui se passait. Plutôt que de stocker les matériaux non exploitables en des lieux appropriés, selon les recommandations des services de l'État, disons que les camions préféraient tout balancer dans la ravine. Je suis bien triste car à l'heure ou je vous parle, cet écosystème est détruit, empli de matériaux qui empêchent toute vie végétale ou animale. Vous vous voyez vivre dans un bac à sable vous ?
Par contre, pour ce qui est de la Ravine Salée, celle qui mène à Rivière-Sens derrière la marina, deux courants s'affrontent.
Equipe des Bleus: le discours officiel, étayé par un rapport de l'ICPE (Installations Classées Pour l'Environnement) est que d'après les photos prises par drone, il n'y a pas eu déversement de matériaux dans la ravine par SGE depuis le haut de la carrière. Donc les matériaux retrouvés dans la marina proviendraient des zones de glissement de terrain d'autres zones de la ravine.
Equipe des Verts (au hasard) : grâce à une méthode éprouvée (prendre de bonnes baskets, un appareil photo, et monter voir là-haut comment c'est), le constat est différent. Le collectif qui s'est monté en 2023 nous a expliqué la chose suivante : en rive gauche de la ravine, à cause du non-respect des préconisations de gestion, des glissements de terrain se sont produits depuis la limite de la carrière, au moins à partir de 2014. La crête avait été très fragilisée par l'exploitation, et en 2016, on constate un éboulement majeur. D'après le collectif, ce sont ces matériaux, vus de leurs yeux vus, issus de la carrière qui ont au final en partie comblé la marina.
Allons donc mener l'enquête...
Un sac de pouzzolane offert à qui identifiera cette espèce, mellifère
Samedi donc, profitant d'un temps clément, les fidèles lieutenantes (un seul lieutenant) d'AEVA partent à l'assaut de la pente sud de la Ravine Salée, guidés par Alain Dukolektif 🤗
Sentier du tour du Houëlmont, en partant de la route de l'Observatoire
Juste après les restes d'une sépulture ancienne, à gauche toute pour descendre dans le lit de la ravine.
Nous sommes au niveau de l'éboulement majeur. Au-dessus, le lit de la ravine n'a pas ce faciès empli de graviers
Notre laborantine en chef prélève un sachet de sable et graviers. Ce sont les mêmes graviers que nous allons retrouver sous la végétation de lianes et d'herbes, en remontant la pente. Qui est raide !
La photo de gauche montre la pente de l'éboulis. Celle de droite montre la beauté des pentes de la rive droite, qui elles sont épargnées par les éboulements...
Après quelques glissades, nous atteignons le sommet de la pente. C'est impressionnant car un canyon a été creusé au niveau de la crête. Nous maîtrisons notre vertige, et observons les lieux. De part et d'autre de la pente que nous venons de gravir, deux petites ravines secondaires font office de collecteurs de graviers lors des fortes pluies. Elles rejoignent la Ravine Salée.
A gauche : limite Sud de la carrière, on voit que la crête a été arasée, et qu'un canyon a été creusé
Ce canyon creusé par l'exploitant rejoint la Ravine Turlet, avec les débordements que l'on sait.
Un Chataîgnier marron, qui a échappé aux molosses
Ce qui est frappant, c'est le contraste entre les pentes de l'autre rive de la Ravine Blanche, magnifiques et épargnées par les glissements de terrain.
Nous soutenons donc l'hypothèse de l'équipe des Verts.
Et posons la seule question qui présente un intérêt à nos yeux : comment arrêter le massacre des Monts Caraïbes ?
Pour en savoir plus, vous pouvez lire la synthèse préparée par le collectif, en cliquant ici !
Champollion n'a pas fait mieux avec la pierre de Rosette
Sans me vanter, je suis le phénix des hôtes de ces bois. En tant que Toto-Bois, je renais de mes cendres depuis bientôt trente ans que je suis la mascotte de l'association AEVA.
En cette fin d'année, et qui plus est le jour du solstice d'hiver, je salue le côté sacré de cette période. Je n'allumerai pas de bougie (compliqué quand on ne dispose pour cela que de deux ailes et d'un bec), mais je vous fais un présent.
Le teaser est posé, je ne vous fais pas languir plus longtemps. Vous aviez remarqué que depuis quelques temps, mon attention se portait sur les insectes. Pas seulement pour les gober hein ! Non, pour les connaître un peu mieux. Et cette fois, je suis sorti de ma zone de confort : je suis allé prospecter dans un quartier qui ne m'est pas du tout familier : les îles de la Petite Terre.
Pendant que certains se la coulent douce, d'autres crapahutent
Pour parler vrai, disons que j'ai envoyé ma fidèle troupe baguenauder dans ce coin chaud et aride, sur lequel je n'ai jamais posé la moindre griffe. Et ce fut un travail d'équipe, une véritable coopération :
L'association Titè et l'ONF, qui gèrent la Réserve naturelle des Îles de la Petite Terre, ont autorisé l'étude, mis à notre disposition leurs moyens nautiques et la maison des gardes, et accompagné les sorties de terrain pour y comprendre quelque chose au monde complexe des Insectes et leurs parents les Arachnides.
L'OFB, au travers de son appel à projets TeMeUm (ultra bel acronyme qui signifie Terres et Mers Ultramarines), a financé l'étude, merci à eux pour leur confiance et leur soutien.
Des experts de Martinique et de l'Hexagone ont aidé à l'identification des spécimens, de façon tout-à-fait gracieuse ! (Merci l'univers).
L'INRAE de Guadeloupe a accepté que tous les spécimens déterminés soient mis en dépôt au sein de sa collection entomologique, et conservés à long terme. Important que le territoire garde ses trésors n'est-ce-pas ?
Le staff d'AEVA a imaginé et formalisé le projet (ils me fatiguent un peu avec leurs idées incessantes), conduit trois expéditions sur les lieux, encadré le personnel de la Réserve, des membres d'AEVA et des étudiants néophytes en la matière, analysé les données, et réalisé ce qu'on appelle les livrables dans le doux jargon de la conduite de projets. A savoir : un rapport scientifique, un livret pédagogique, et un diaporama synthétique pour l'OFB. Reste à organiser une rencontre avec le public de la Désirade (et plus si affinités), pour leur restituer les trouvailles merveilleuses réalisées sur leur territoire. Festivités prévues en mai 2023, mais nous en reparlerons.
Vous avez remarqué que je n'ai cité personne nommément, n'étant pas de nature délatrice. Tous les noms sont dans le rapport, et tout à été rendu aux Césars qui ont participé de près ou de loin.
Comptez les pattes pour savoir s'il s'agit d'insectes
Un peu plus bas, vous trouverez les liens pour télécharger ces fameux livrables. Mais pour satisfaire un peu votre curiosité (qui est un très bon défaut), voici quelques éléments concrets.
Ça c'était avant
Avant l'étude, seuls 25 taxons* figuraient dans la littérature, ou dans les bases de données naturalistes.
* Taxon : unité de classification hiérarchique des êtres vivants. Dans notre cas, le taxon est une espèce (par exemple, tout-à-fait au hasard, Homo sapiens) ou un genre dont l'espèce n'est pas identifiée (par exemple, Homo sp.). Ou encore une tribu, sous-famille, famille, ordre, dont on ne sait pour le moment rien de plus. Vous ne pensiez tout de même pas que la vie était simple ?
A l'issue de 10 journées de terrain, ce nombre est monté à 150 ! Nous avons fait 6 fois la culbute, j'en ai encore le tournis. Comme quoi quand on cherche, on trouve des choses. Le schéma ci-dessus montre les ordres qui ont été recensés, leur taille étant proportionnelle au nombre de taxons qui composent l'ordre. Tiercé gagnant : Coléoptères, Lépidoptères, Diptères !
Oiclus tite, Ythier, Jourdan & Malglaive, 2022
Jamais vu sur Terre
Nous savions qu'une espèce de Scorpion fréquentait Petite Terre, certains d'entre nous l'ayant rencontrée dans la douche de la maison des gardes : ce joli petit scorpion jaune répond (lorsqu'il est de bonne humeur) au doux nom de Centrudoïdes pococki. Quelle ne fut pas notre surprise d'en découvrir un autre, à Terre-de-Haut et Terre-de-Bas. Différent, et ne ressemblant à rien de connu.
Bingo ! Espèce jamais décrite auparavant, et de fait endémique de Petite Terre. Nos entomologistes ont rédigé avec LE spécialistes des Scorpions une publication scientifique, qui décrit cette espèce nouvelle. Ils ont eu le privilège de choisir son nom de baptême : Oiclus tite.
Je ne vous en dis pas plus, tout est détaillé dans les documents ci-dessous. Je ne dirai qu'un mot : encore-une-belle-aventure !
Sachez que pour moi, le Toto-Bois, c'est l'une de mes maisons. J'y trouve facilement le gîte (arbres morts pour creuser mon nid) et le couvert (arbres vivants qui offrent insectes et autres animalcules en libre accès).
Hé bien on dirait qu'il y a de la concurrence. Pendant plus d'une année, j'ai pu observer de grands animaux qui venaient à intervalles réguliers piocher dans ma ressource alimentaire, ou simplement l'observer.
Quelle idée de juste observer une sauterelle grasse et juteuse !
Un des animaux en question, en position d'observation
Parfois, mais moins souvent, les humains (car c'étaient eux) venaient à la nuit tombante. Les bras chargés d'objets divers et variés. Une sorte de tente blanche, des fils électriques, une grosse ampoule, et une drôle de machine. Lorsqu'elle se mettait en marche, l'ampoule s'allumait à côté du tissu blanc, et alors une myriade de petites bêtes venaient s'y poser.
C'est les soldes, il n'y en aura pas pour tout le monde
Je vous donne le fin mot de l'histoire, ayant finir par comprendre ce qui se tramait.
Il s'agissait de réaliser un inventaire des insectes de Morne à Louis. J'entends déjà les commentaires.
"Mais pourquoi les insectes, ces sales bêtes ?", "Et quel intérêt d'aller dans ce trou perdu de Morne à Louis ?", "Et qui est Louis d'ailleurs ?" Je reconnais bien là votre curiosité, chers lecteurs.
Les insectes ne sont pas très connus en Guadeloupe, en dehors de ceux que nous trouvons beaux, ou gros (les papillons...), gênants (les moustiques, les consommateurs des cultures...) ou utiles (les abeilles...). Tout cela étant très subjectif et anthropocentré n'est-ce pas ? De mon point de vue - du haut d'un Gommier blanc alors je prends de la hauteur - toutes les composantes du vivant sont au même niveau. Chacun interagit avec ce qui l'entoure, selon ses capacités et les opportunités. Fin de la parenthèse philosophique.
Alors l'occasion était trop tentante d'aller musarder tous les mois dans ce coin de forêt, qui fait partie du Parc national de la Guadeloupe. En zone de coeur s'il vous plaît !
Cerise sur le gâteau, nous (l'association) étions financés pour aller nous promener le nez au vent. Donc un grand merci à la DEAL de Guadeloupe pour sa confiance.
Victime de la domination patriarcale, je suis moins connue que mon mari
Nous avons choisi le Morne à Louis pour trois raisons.
Il est relativement facile d'accès, avec une petite route fermée à la circulation.
Il se situe dans une zone peu dégradée par les activités humaines, et est donc susceptible d'héberger une belle diversité d'insectes.
Sa topographie, en altitude et partiellement dégagée, laissait espérer un piégeage lumineux efficace.
Après plus d'une année de terrain, et quelques semaines d'intenses cogitations, les résultats étaient là ! Sous forme d'un rapport technique et de fiches dédiées aux insectes qui nous paraissaient les plus intéressants.
Ayant eu le courage de lire cet article jusqu'au bout, vous avez donc le privilège de pouvoir télécharger ces documents, sans obligation de quelque sorte que ce soit ! Ce qui est somme toute normal, c'est votre argent qui a financé le projet. Il n'y a qu'à cliquer du bec sur les titres en orange.
Un drame se joue à l'instant sous mes yeux (et mes oreilles).
Chant de cigale1 strident, un Pipirit2 a capturé la chanteuse au vol. Puis des tap-tap-tap, l'oiseau (de la famille des Tyrans, je n'invente rien), maintient le coriace hémiptère entre ses mandibules pour ne surtout pas le laisser s'échapper. Il le martelle sur la branche d'un Bois-canon3 mort. Ainsi la grosse cigale est tuée et dépecée avant ingestion ! Tel le tourteau mais sans la mayonnaise. Le tout dure quand même quelques minutes. La scène se termine par un nettoyage de bec (c'est gras les insectes) sur la branche. Rideau !
Une seule heure, un seul lieu, un seul fait accompli, ont tenu jusqu'au bout le théâtre rempli.
Pour les amoureux des noms latins : 1Fidicina mannifera, 2Tyrannus dominicensis, 3Cecropia schreberiana
AEVA œuvre pour la protection de la vie sauvage dans les petites Antilles. Pour cela, elle réalise des études scientifiques, et cherche à sensibiliser tous les publics à l'importance de protéger le vivant dans son ensemble. L'espèce humaine étant un maillon parmi d'autres.
Les Phasmes nous ont semblé être un bon support pour mêler les deux approches : connaître mieux ces Chouval bwa dans les îles de la Guadeloupe, et les montrer aux enfants pour qu'ils puissent comprendre l'importance de tous les éléments dans le fonctionnement de la Biosphère. C'est Toni JOURDAN, entomologiste passionné, qui a eu cette idée, et qui nous a très rapidement convaincus de l'intérêt de nous lancer dans l'aventure.
PHALBALA sé tan nou
Nous avons donc conçu le projet PHALBALA (Les PHAsmes, ou La Biodiversité Apprise avec Les Autres). Ceci fut possible grâce soutien financier de l'OFB (Office Français de la Biodiversité), et à l'engagement des organisations AEVA, ASPER et FaireSens. Une histoire de rencontres et de passion, qui sont souvent la clé d'un projet réussi !
Dans ces bosquets, des centaines de Phasmes
Ka nou té ka fè ?
Entre 2018 et 2020, nous avons arpenté les Saintes, Marie-Galante et la Désirade, avec des bénévoles, pour traquer (gentiment) les Phasmes. Notre but était de compléter les connaissances sur leur répartition et leur écologie en Guadeloupe.
En même temps, nous avons collaboré avec les élèves et professeurs des écoles de ces îles. L'idée était de travailler ensemble pour faire découvrir la vie des Phasmes aux jeunes enfants, et à leurs enseignants.
Ça nous a changé des fractions
Les résultats en deux mots quatre paroles
Nous avons réalisé 36 journées de prospection, sur 158 sites. Parmi les 10 espèces déjà connues en Guadeloupe, nous en avons identifié deux sur chacun des territoires prospectés : Clonistria guadeloupensis et Bacteria donskoffi. Ces deux espèces sont endémiques de la Guadeloupe.
Du côté des écoles, nous avons touché 342 élèves lors de 17 interventions, et 6 élevages ont été mis en place. Nous avons aussi sensibilisé les futurs professeurs, au sein du Master 2 de l'ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l'Éducation) : le projet leur a été présenté, ainsi que des outils pratiques pour sensibiliser les élèves à la démarche scientifique et à la protection de la nature.
Des supports créés, à la disposition de tous
Ces supports ont été conçus à la fois pour le grand public, pour les enseignants, et pour les scientifiques. En voici le détail.
Un rapport scientifique présente les éléments de biologie, taxonomie, répartition... Lien à venir.
Un fascicule résume en langage simple ce qui était déjà connu sur les phasmes et ce que nous avons découvert. Il donne également des conseils pratiques à qui voudra les observer, et partager ses trouvailles avec la communauté naturaliste. Lien vers le fascicule
Si l'alignement des planètes est favorable, l'année 2020 devrait s'achever bientôt. Enfin je crois, mais moi petit Pic des bois, je ne suis sûr de rien. Et je m'en porte bien.
Comme chaque année à pareille époque, le staff d'AEVA s'active pour orchestrer l'assemblée générale de décembre. Orchestrer, ça veut dire qu'ils sont à l'arrache comme d'hab, pas prêts du tout, et s'agitent comme des électrons en mouvement brownien, tentant de retracer leur trépidante activité de l'année. Un jeu de puzzle en quelque sorte, mais ils ont l'air contents à l'idée de discuter des projets à venir.
Observant ce curieux manège depuis le cocotier du jardin de la présidente, j'avais planqué sous mon noir plumage une clé USB. J'ai profité d'un moment d'inattention de cette dernière (encore occupée avec son nouveau bébé) (un peu comme moi avec mes trois enfants cuvée 2020 - on a fait fort, ce n'est pas tous les ans qu'on atteint une couvée de 3). Je disais donc que j'ai eu accès un instant à l'ordinateur. Et hop, j'ai pu copier la version 42b/revu_Suzanne du bilan d'activité. Je vous en livre des morceaux choisis, en espérant qu'il n'y reste pas de coquilles. Ce qui ne me déplairait pas, vu ma position dans le grand arbre phylogénétique de la vie !
La terre est bleue comme un orage
L'année a vu la conclusion du recours en opposition au projet de golf à Petit-Bourg, qui s'est soldé par un succès : la municipalité devra revoir la partie de son PLU autorisant la construction d'un golf et son hôtel dans une zone non urbanisée. Le travail partagé avec des associations naturalistes, citoyennes et politiques a été fructueux, mais notre action s'est inscrite dans la durée, avec la première passe d'armes en janvier 2017, et un dénouement en mars 2020.
L'action en justice contre l'appropriation des terres à Douville Goyave nous a mobilisés dans une moindre mesure. En appel, le Procureur et les parties civiles ont demandé les mêmes peines au Syndicat des petits planteurs de Cadet Sainte-Rose, sous forme de dommages et intérêts.
Cherchez le Phasme
Le projet PHALBALA (Les PHasmes, ou La Biodiversité Apprise avec Les Autres) est entré dans la phase finale, et est quasiment achevé, malgré les retards pris. Le contrat a été honoré presque complètement (production scientifique, actions pédagogiques, réalisation d'outils de vulgarisation). Seules les RandoPhasmes n'ont pas pu être organisées.
AEVA a participé à deux projets financés par le Parc national de la Guadeloupe. L'un pour poursuivre la recherche du Pétrel diablotin, grâce à la technologie radar. L'autre pour cartographier la présence de l'Organiste Louis d'Or en zone de coeur du Parc. Des signes de présence possible du Diablotin ont été mis en évidence. Par contre, seule une observation d'Organiste a pu être réalisée. Les deux rapports ont été fournis au bailleur.
Pour s'endormir, compter les vinios
Pour terminer, quelques chiffres.
Je vous épargne la lecture fastidieuse des comptes et autres machins administratifs.
Mais je suis quand même content d'être l'emblème d'une asso qui malgré son petit nombre d'adhérents (32 cette année), est dans une situation financière saine (quelque chose comme 8 500 € en caisse, prévision de recette d'environ 12 000 € dans les mois à venir), et a au moins 3 nouveaux projets dans sa musette. Mais là, ne comptez pas sur mon indiscrétion légendaire pour vendre la mèche de l'ours.
Excusez mon humeur blagueuse, c'est que je suis un volatile heureux.
La guerre de Troyes du golf de Petit-Bourg marque une pause !
Une sacrée pause même, le tribunal administratif de Basse-Terre ayant estimé que non, il n'était pas légal d'urbaniser la zone de Caféière dans laquelle était prévue l'implantation du golf et d'un hôtel à plusieurs étoiles.
Moi les étoiles que je préfère, je les compte par milliers (enfin, si je savais compter) pendant les nuits claires, si possible au-dessus d'une belle forêt qui ne soit pas fragmentée par l'urbanisation. Ça s'appelle un corridor écologique messieurs-dames, et ça c'est reconnu par la loi.
Et puis autre chose, les communes n'ont pas le droit de décider qu'une zone va devenir urbanisable si elle est en plein dans le zion, ce qui est le cas à Caféière !
Nous avions donc signalé ça à plusieurs reprises, lors des enquêtes publiques qui ont précédé l'adoption du PLU de petit-Bourg en 2019 (voir notre article de 2017). PLU = Plan Local d'Urbanisme.
Pour ceux que le langage juridique n'effraie pas (on dirait que ce n'est pas écrit en français), vous pouvez jeter un oeil sur :
- Notre recours initial, à l'encontre de la Mairie de Petit-Bourg
Tradition oblige, je suis allé prendre mon bain démarré pour laisser derrière ce qui doit l'être. Et me focaliser sur les actions à mener pendant les 366 aujourd'huis que devrait compter 2020 (sauf accident spatio-temporel).
Ce fut un bain d'air frais et lumineux, comme en atteste l'image retenue cette année pour orner la carte d'adhérent 2020.
Après mon bain, je suis passé voir les copains du bureau d'AEVA, pour voir ce qu'ils avaient en tête pour la nouvelle année. Je vous le dis, ça risque de ne pas être de tout repos.
Au planning - qui comme tout planning a une probabilité non nulle de ne pas être respecté à la lettre !
Sorties : Mammifères marins au départ de Deshaies (mars), Aristoloches aux Monts Caraïbes (avril), 3 jours à Marie-Galante pour rechercher mantes religieuses, phasmes, punaises aquatiques, et jeter un coup d'oeil à la grotte Blanchard (mai), sorties phasmes aux Saintes, Désirade et Marie-Galante (juin).
Exposés : nous sommes un peu secs, les idées sont les bienvenues ! Dernière minute : Béatrice Ibéné aura la gentillesse de nous expliquer tout ce que nous avons toujours vopul savoir sur les Chauves-Souris de la Guadeloupe. Et comme elle le dit si bien : "comme tout le monde sera motivé, une sortie découverte ultrasonore sera ensuite organisée" !"
Concours-photo : le thème n'est pas encore défini. Il sera lancé fin mars, et une petite fête avec remise des prix sera organisée en juin.
Dossiers sensibles : nous sommes impliqués dans des recours contre le PLU de Petit-Bourg, ce dernier autorisant un projet de golf de Caféière à Petit-Bourg.
L'audience se déroulera le 20 février au Tribunal administratif de Basse-Terre. Nous avons confiance dans la justice de notre pays !